Ref. : 3761-11

 

 

Vase Flammé
Émile Diffloth (1856-1933)

 

 

Origine

France, Créteil, ca 1915

H : 19,7 cm / 7.8 in.
Ø max : 6,5 cm / 2.6 in.

 

Description

N° 10
Vase Japoniste en grès porcelainique en forme de bulbe fin, à col étroit évasé. Décor tournant de coulures marron brun flammées et d’ocelles bleues en émaux de grand feu à cristallisations irisées.

 

Signature

Signature de l’artiste sous le vase dans un cartouche circulaire :  « DIFFLOTH  / [?] » (en brun).

 

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Notes

Stylistiquement, les œuvres de Diffloth se caractérisent par des formes de type bulbe, aux cols fins, avec des ouvertures plutôt étroites (Conney Frelinghuysen).
Grand technicien et chimiste, ce céramiste a beaucoup travaillé sur les émaux de glaçure et comme innovation, a réussi à créer des couvertes cristallisées irisées (Explication...) comme pour ce vase.

Les oeuvres  d’Émile Diffloth se trouvent dans différents musées et institutions tels que le MET de New York, EU, 1 vase; Inv. 2018.294.253), le Saint Louis Museum of Art, Saint Louis, EU (2 vases; Inv. 216:1980 et Inv. 7:2006), le Museum für Gestaltung Zürich, Zürich, Suisse (3 vases; Inv. KGS-1978-0034),  le Museum of Fine Arts, Houston (MFAH), EU (1 vase; Inv. 87.222 ), le musée du Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris (1 bol; Inv. OGAL417)...

Ces vases aux formes épurées, très inspirées par l’Extrême Orient, traduisent la place nouvelle et singulière que vont prendre, dans les années à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, les potiers et les artistes indépendants dans la création céramique.


Biographie

Émile-Auguste Diffloth (1856-1933), céramiste français.

Après avoir travaillé dans les années 1880 dans l'entreprise familliale où il apprendra la technique du pâte-sur-pâte (De Liesville), Diffloth rentre chez  Félix-Optat Millet à Sèvres comme peintre sur céramique. C'est très probablement durant cette période qu'il rencontrera Taxile Doat (Paul Arthur). Après 1889, il travaillera brièvement pour Edmond Lachenal avant de rejoindre en 1892, la marque  Kéramis, filiale de la maison Boch Frères en Belgique.
EN 1899, il en deviendra le directeur artistique. 
A la fin de 1909, il rejoint l'équipe pédagogique du céramiste Taxile Doat parti enseigner aux Etats-Unis à l'University City Pottery of Saint Louis.
En 1910, après un différent avec Doat, il revient en France où il ouvre son propre atelier au 20 rue des Mèches à Créteil (Catalogues).
En 1928, il reçoit le titre de « Meilleur ouvrier de France » et en 1932, il devient membre du jury de la Société des Artistes Décorateurs (SAD).

 

Bibliographie

Catalogues d'Exposition :
Explication des ouvrages de peinture et dessins, sculpture, architecture et gravure, des artistes vivants, exposées au Palais des Champs-Elysées le 30 avril 1920, , Paris, 1920, p. 240, notices 4197.
Catalogue du 21e salon des artistes décorateurs, du 12 mai au 11 juillet 1931, Paris, 1931, p. 27.

Revues :

De Liesville, (A.-R.), « Les Industries d'Art au Champ de Mars, IV-1 La céramique moderne », dans L'Art Moderne à l'Exposition de 1878, Publication de la Gazette des Beaux-Arts, Paris, 1879, p. 412.
M.B., « Les céramiques modernernes à la Manufacture Nationale de Sèvres », dans L'Art et les artistes : revue mensuelle d'art ancien et moderne.., t. XII, N° 115 à 119, mars à juillet 1931, p. 354. .

Livres :
Arthur, (P.), French Art Nouveau Ceramics : An Illustrated Dictionary, Ed. Norma, 2015, p. 144 et 145.
Conney Frelinghuysen, (A.), American Porcelain, 1770-1920, MET, New York, 1989, p. 282-283, Notice n° 112.