Ref. : 3306-9

 

 

« Vase Pastorale » en Bronze.
Henry Cros (1840-1907) - Fondeur Adrien Aurélien Hébrard (1834-1913)

 

Origine

France, Paris, vers1905

 

H : 22 cm / 8.7 in.
Ø : 15,5 cm / 6.1 in.

 

Description

N° 67

Vase en bronze à patine brun-vert de forme ovoïde sur base et col ourlé à frise de godrons. Décor en bas-relief de scènes pastorales de bergers, de muses et de naïades. Sous le vase un bas-relief représentant un Ibis.
Fonte à la cire perdue.

 

Signature

Signature du créateur : « H Cros » en creux sous le vase.
Cachet du fondeur : « CIRE PERDUE / A.A. HEBRARD » en creux sous le vase.
Numérotation du tirage : numéroté « ( 2 ) »  en creux sous le vase à droite du cachet du fondeur.

 

 

 

 

 

 

Ce vase est le numéro 2 d'une série limitée à 15 exemplaires (mais qui n'a probablement jamais atteint ce chiffre, aucun modèle connu à ce jour au delà du n°7) réalisée vers 1905 par le célèbre fondeur A.A. Hébrard du vase chef-d’œuvre en pâte de verre créé par Henry Cros (aujourd'hui un exemplaire au Musée des Arts Décoratifs de Paris (Inv. LOUVRE OA 6744).

En 1913, la législation américaine changea et exonéra de droits de douane tout objet ayant le statut d’œuvre d’art. La loi précisait que les sculptures devaient être « taillées ou modelées, à l’imitation de modèles naturels » et en avoir également « les proportions : longueur, largeur et épaisseur [...] ».
Un peu plus tard, la définition devint plus précise pour les « sculptures ou statues » seuls les exemplaires n°1 et n°2 étaient considérées comme des « originaux » d'où l'importance que prirent les premiers numéros.

Il existe aussi sur le marché des exemplaires d’une édition posthume non numérotée avec des patines médiocres sur des fontes de qualité assez moyenne non conforme à la qualité de cette maison.

Ingénieur de formation et collectionneur fortuné de sculpture contemporaine Adrien-Aurélien Hébrard (1865-1937) décida en 1902 pour satisfaire sa passion de créer sa propre fonderie et d'ouvrir sa propre galerie d'Art.
Il éditera ainsi les bronzes fondus à la cire perdue en tirage limité (de 3 à 20 exemplaires) des artistes qu'il soutenait et dont il était le représentant exclusif et les exposait dans sa galerie qui se trouvait en 1902 rue Cambon puis à partir de 1905, rue Royale.  Mais son goût ne se limitait pas au seul bronze et aux sculpteurs, les plus connus étant Rembrandt Bugatti, Degas, Bourdelle... Il exposait aussi des créations contemporaines tels que les verreries et bronzes d'Henry Cros, des céramiques d'André Metthey, des objets d'art, verreries et des monotypes de Georges Manzana-Pissaro et à partir de 1913 celles de Maurice Marinot qui lui restera toujours fidèle... En 1908, Hébrard organisera rue Royale une rétrospective des œuvres d'Henry Cros et une seconde se déroulera au Salon d'Automne de 1922.

 




plus d'information...

 

Biographie


César-Isidore-Henry dit Henry Cros (1840-1907) peintre, sculpteur et verrier et céramiste français.

Frère du poète et inventeur Charles Cros (1842-1888) il entre à l'Ecole des Beaux-Arts en 1855-1856 et devient l'élève du sculpteur François Jouffroy (1806-1882) et du peintre Jules-Emmanuel Valadon (1826-1900) et suit aussi l'enseignement du peintre Jules Etex (1810-1889). Durant toute sa carrière il multiplia les expériences artistiques, travaillant la cire pour peindre et sculpter, puis la pâte de verre dont il mit au point une recette mystérieuse. Il s'inspira d'une Antiquité "Arcadienne"  ou d'un Moyen Âge rêvé pour créer son univers poétique et onirique. Le Musée d'Orsay (25 œuvres) , des Arts Décoratifs (12 œuvres) et du Petit Palais à Paris conservent de nombreuses créations d'Henry Cros mais aussi le MET, NY (24.131.2, 2012.37 and 24.131.1), le Corning Museum of Glass, Corning New York (66.3.17, 96.3.23), le V&A à Londres (C.56-1992)...

 A. A. Hébrard (en activité entre 1902 et 1934), Fondeur et éditeur d’art. Galeriste.

En 1902-1903, ses ateliers étaient situés rue Victor-Duruy (devenue une partie de la rue Olivier-de-Serres) puis à partir de 1904 jusqu’en 1936 au 73, avenue de Versailles à Paris.
Il eut plusieurs galeries; entre 1902 et 1904 au 21 rue Cambon, puis au 8 rue Royale.



Bibliographie

Revues :
Meryem, (J.), « Les dessins d'Henry Cros », dans l'Art et les Artistes, n°88, t.15, Paris, avril-septembre 1912, p. 174-177.
Morel, (D.), « Cires et pâtes de verre d'Henry Cros », dans L'estampille, L'Objet d'Art, n° 446, Dijon, mai 2009, p. 44-53.
Vaillat, (L.), « Les Arts Décoratifs,  La pâtes de verre, Henry Cros »,dans l'Art et les Artistes, t.7, Paris, avril-septembre 1908, p. 26-29.

Livres :
Cappa, (G.), Le Génie Verrier de l'Europe, Témoignages, De l'Historicisme à la Modernité (1840-1998), Sprimont- Belgique, 1998, pp. 208-209, fig. 339.
Delaborde, (Y.), Le Verre, Art et Design-XIXe-XXIe siècles, Vol. 1, Courbevoie (Paris), 2011, p. 54, fig. p. 190 et p. 256-259, fig. p. 55 et Vol.2, p. 63-65, fig. p. 63-65 et p. 412.
Ennès, (P.), Histoire du Verre, Au Carrefour de l'Art et de l'Industrie, Le XIXe siècle, Paris, 2006, pp. 212-213, fig. p.
212-213.
Lebon, (E.), Dictionnaire des fondeurs de bronze d’art, France 1890-1950, Perth (Australie), Marjon éditions, 2003, p. 182-188.