Ref. : 3515-10

 

Coffret « Bambous ».
attribué à Maison Alphonse Giroux

 

Origine

France, Paris vers 1875

H : 14,2 cm / 5.6 in.
L x P : 19,5 cm / 7.7 in.

 

Description

N°12
Coffret en bronze patiné à décor Japonisant de tiges et de feuilles de bambous et d'oiseaux. Intérieur en soie rouge capitonée.

Signature

Attribué à la Maison Alphonse Giroux.

 

 

 

 

 

 

 

Notes

Cette pièce est une réeinterprétation  des objets en bronze Japonais alors très en vogue en Europe au plus fort de la vague du Japonisme.

En France, la Maison Alphonse Giroux est avec Gabriel Viardot (1830-1904), Édouard Lièvre (1829-1886) et Émile Reiber (1826-1893) un des grands illustrateurs du Japonisme.


 



En savoir plus ...

A partir des années 1860 le Japon rétablit ses relations diplomatiques et commerciales, interrompues depuis le milieu du XVIIe siècle, avec l'Occident. La curiosité pour ce monde inconnu va se cristalliser en 1867 lors de la première participation officielle du Japon à une Exposition Universelle. A cette occasion plus de 150 lots seront acquis par le South Kensington Museum de Londres (actuel Victoria & Albert Museum).
Ce succès se confirmera lors de l'Exposition Universelle de 1873 à Vienne. Tous les grands musées d'arts décoratifs tels le Musée des Arts Décoratifs de Paris ou celui de Vienne... vont alors acheter des d'œuvres japonaises pour leurs collections permettant ainsi la diffusion de cet Art si singulier et l'émergence d'un style nouveau : le Japonisme.

 

Biographie

Maison Alphonse GIROUX (en activité entre v. 1799 et 1885).

C'est v.1799 au 7 rue du Coq-Saint-Honoré à Paris que (François-Simon-)Alphonse Giroux créé le célèbre magasin de tabletterie et de curiosités qui porte nom et qui est spécialisé dans la fabrication d'objets de luxe et de fantaisies. Grâce à la qualité de ses productions Giroux deviendra Fournisseur Officiel des Rois de France Louis XVIII et Charles X.

A partir de 1837 la Maison  exécutera aussi des petits meubles et sera référencée dans la rubrique « Ebéniste » dans l'Almanach de Paris.

En 1838, repris par ses deux fils Alphonse-Gustave (1810-1886) et André (1801-1879), sous la raison sociale Alphonse Giroux et Cie, cette Maison prendra véritablement son essor.

En 1855, A. Giroux & Cie participera à l'Exposition Universelle de Paris où elle présentera un bonheur-du-jour en tilleul, sculpté d'un décor naturaliste luxuriant, acheté pour Compiègne par l'Impératrice Eugénie.

En 1857 la boutique sera transféré au 43, bld des Capucines et en 1867 la compagnie sera cédée à MM. Duvinage et Harinkouck puis à partir de 1870 (1874 ?) restera sous la direction de Ferdinand Duvinage seul.

En 1867, à l'Exposition Universelle de Paris la Maison Duvinage et Harinkouck recevra une Médaille d'Argent et en 1873 à celle de Vienne deux Médailles du Mérite.

En 1874 (1877 ?) la veuve de Duvinage prendra la direction pour la  céder en 1882 à  MM.  A. Philippe et E. Arnut qui la dirigeront en 1883 et 1884 et se présenteront comme les successeurs de « l'ancienne Maison Giroux » tout en abandonnant la signature.  

En 1886 ils seront remplacés au 43, boulevard des Capucines par la Maison Boudet qui se revendiquera, de temps à autre, comme successeur en apposant comme signature « ancienne Maison Giroux à Paris » sur certaines de ses pièces (B. Pallot).

Marquée par le Japonisme en vogue en France dans les années 1870, la Maison GIROUX proposera alors de luxueux meubles et objets décoratifs japonisants à décor de mosaïques d'ivoire et de bois divers cloisonnés de métal. Ce nouveau procédé technique exclusif fera l'objet d'un brevet d'invention déposé en 1877 par la veuve de Ferdinand Duvinage.


Bibliographie

Revue :
Pallot, (B.-G.-B.), « Une production étonnante, Marqueteries en cloisonné de la veuve Duvinage », dans L'Estampille-L'Objet d'Art, n° 427, Dijon, 2007, pp. 72-82.

Catalogue d’Exposition :
Collectif, L’Art en France sous le Second Empire, Paris/Grand Palais, 1979.
Collectif, Visite à l'Exposition Universelle de Paris, en 1855 : contenant l'énumération des objets sur lesquels doit se porter principalement l'attention des visiteurs... etc. (Nouvelle édition), Paris, 1855, Classe XXIV, p. 717.
Un Age d’Or des Arts Décoratifs, 1814-1848, Paris/Grand Palais, 1991, pp. 192, 194, 422, 460, 461 et 525.
The Illustrated Catalogue of the Exhibition of Art-Industrie in Paris, 1855. publishers Virtue & Co, London et Stassin & Xavier, Paris 1855.
The Illustrated Catalogue of the Universal Exhibition 1867 published with the Art Journal, London, 1867-1868.

Livres :
Collectif, Le XIXe Siècle Français, Collection Connaisance des Arts, Paris, 1957, pp. 119-153.
Ledoux-Lebard, (D.), Le Mobilier Français du XIXe siècle, 1795-1889, Paris, 1984 et 1989, pp. 95, 186, 223-230.
Gaillard, (E.), Walter, (M.), Un Certain Goût pour l'Orient, XVIIIe et XIXe siècles, Paris, 2010, pp. 101-115.
Quentin-Bauchart, (M.), Les Richesses d'art de la ville de Paris. Les musées municipaux..., Paris, 1912, pp. 171-179, pl. 61-64.
Lambourne, (L.), Japonisme, Echanges culturels entre le Japon et l'Occident, Paris, 2007.
Wichmann, (S.), Japonisme, Paris, 1982.