Ref. : 3541-10

 

Grand Vase en Cristal Bleu Aventuriné.
Ernest Léveillé - Maison Toy 

 

Origine

France, entre 1902 et 1913

H : 40 cm / 15.7 in.
Ø : 26 cm / 10.2 in.

 

Description

N° 64
Grand Vase en cristal bleu massif doublé avec inclusions intercalaires d'oxydes rouge et blanc et de limaille de cuivre (verre aventuriné), soufflé dans un moule et travaillé à l'outil.

Signature
Signature à l'étiquette : « Mon TOY / 10, rue de la Paix / PARIS » sous le vase.

 

 

 

 

 

 

Notes

Dans cette oeuvre Japoniste, faite entre 1902 et 1913,  Ernest Léveillé utilise un cristal bleu doublé avec inclusion d'oxydes intercalaires et de limaille de cuivre pour donner une impression d'un vase sculptée dans une pierre dure.


Les oeuvres d'Eugène Rousseau et d'Ernest Léveillé sont présentes dans de nombreux musées tels que le Musée d'Orsay (Inv. OAO 715, 965, 967, 968, 978, 1634, 1635...), le Victoria & Albert Museum (Inv. 673-1878, 674-1878, C. 417-1922), le Metropolitan Museum of New York (Inv. 2001.656), le Cleveland Museum of Art (Inv. 2001-36), le Musée des Arts Décoratifs de Paris (Inv. 623, 625, 626, 627, 628, 631, 635, 636, 638 à 642), The Neue Sammlung, State Museum of Applied Arts and Design, Munich (Inv. 6.3.2015)...

 



En savoir plus ...

Biographie

Ernest-Baptiste Léveillé (1841-1913), céramiste et  verrier français.

En 1869, il crée la « Maison Léveillé » au 74 boulevard Haussmann à Paris et en 1885, il s’associe avec son maître Eugène Rousseau avec qui il travaille de 1886 à 1890 sous le nom de « Maison Rousseau & Leveillé réunies » et est récompensé d’une Médaille d’Or lors de l’Exposition Universelle de 1889 à Paris.

En 1890, à la mort de Rousseau la Maison devient « E. Léveillé » et ses nouvelles créations sont de nouveau récompensées lors de l’Exposition Universelle de 1900 à Paris par une Médaille d’Or.

En 1899, son magasin sera transféré au 140 Faubourg Saint-Honoré à Paris et en 1902, il s’associe avec la Maison Toy sous la raison sociale de « Maisons Toy & Leveillé réunies », au 10 rue de la Paix à Paris où il créera et commercialisera, à côté de sa production personnelle, des services en verres blancs ou teintés, gravés à plusieurs couches.
Après sa mort en 1913, la Maison sera absorbée par l’entreprise « Haraud-Guignard » (Janine Bloch-Dermant).


Bibliographie

Revues :
De Liesville, (A.-R.), « Les Industries d'Art au Champ de Mars, IV-2 Verrerie », dans L'Art Moderne à l'Exposition de 1878, Publication de la Gazette des Beaux-Arts, Paris, 1879, pp. 432.
Rosenthal, (L.), « La Renaissance de la Verrerie Française au XIXe siècle », dans la Gazette des Beaux-Arts, T XV, Paris, 1927, pp. 51 à 64.

Catalogues d'Exposition :
Catalogue général officiel de l'exposition universelle de 1889, vol. III, Paris, 1889, Groupe III, classe 19, p.1 n° 2 et p. 2, n° 55.
Catalogue officiel de l'exposition universelle de 1878, t. II, Paris, 1878, Groupe III, classe 19, p. 154, n° 38 et p. 156, n° 18.

Livres :
Bloch-Dermant, (J.), L'Art du Verre en France, 1860-1914, Paris, 1974, pp. 33-35 et pp. 40-43.
Cappa, (G.), Le Génie Verrier de l'Europe, Témoignages, De l'Historicisme à la Modernité (1840-1998), Sprimont- Belgique, 1998, pp. 370-376, fig. 643, 644 et 645.
Delaborde, (Y.), Le Verre, Art et Design-XIXe-XXIe siècles, v. 2, Courbevoie (Paris), 2011, p. 190, fig. p. 190 et pp. 256-259, fig. pp. 247, 257 et 258.
Ennès, (P.), Histoire du Verre, Au Carrefour de l'Art et de l'Industrie, Le XIXe siècle, Paris, 2006, pp. 190-195, fig. p. 192.
Lambourne, (L.), Japonisme, Echanges culturels entre le Japon et l'Occident, Paris, 2006, p. 79
Wishmann, (S.), Japonisme, Paris, 1982, pp. 9, 46, 304-307, fig. 851, 864 et 871.