Ref. : 3461-10

 

Vase « Calice » en Cristal Craquelé.
François-Eugène Rousseau (1827-1891)

 

Origine

France, v. 1884

H : 17,4 cm / 6.9 in.
 : 13 cm / 5.1 in.

 

Description

N° 128
Vase en forme de calice sur un piédouche  en cristal incolore massif doublé cristal craquelé avec oxydations intercalaires et feuille d'or, soufflé et travaillé à l'outil. Sur le piédouche gravé et doré  « PE [?] ».

Signature
Non Signé, attribué à Eugène Rousseau (oeuvre référencée).

 

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Notes

Dans cette oeuvre, faite vers 1884,  Eugène Rousseau utilise un cristal doublé et craquelé, technique qu'il vient juste de redécouvrir.

Eugène Rousseau s'est fort peu soucié de signer ses réalisations avant 1885. En revanche E. Léveillé fut mieux inspiré que son maître, signant avec ce dernier entre 1885 et 1890, et par la suite de son seul nom les créations de Rousseau et les siennes (G. Cappa).

Les oeuvres d'Eugène Rousseau sont présente dans de nombreux musées tels que le Musée d'Orsay (Inv. OAO 715, 965, 967, 968, 978, 1634, 1635...), le Victoria & Albert Museum (Inv. 673-1878, 674-1878, C. 417-1922), le Metropolitan Museum of New York (Inv. 2001.656), le Cleveland Museum of Art (Inv. 2001-36), le Musée des Arts Décoratifs de Paris (Inv. 623, 625, 626, 627, 628, 631, 635, 636, 638 à 642)...

 


Biographie

François-Eugène ROUSSEAU (1827-1891), faïencier, puis verrier français.

Rousseau est un des pioniers du Japonisme en France et sa commande à Félix Bracquemond d'un service en faïence dont le décor, inspiré de la Manga d'Hokusaï, marque en 1866, le point de départ de ce mouvement dans la céramique française.
En 1867, il dessina ses premiers modèles de verrerie, que réalisèrent les frères Appert à Clichy. Il utilisa le procédé du verre doublé, gravé à l'acide,et donna des pièces craquelées ou à inclusions d'oxydes et de feuilles d'or ou d'argent...


Grand triomphateur, avec Gallé, de l'Exposition des Arts Appliqués de 1884, il s'associa en 1885 avec son élève et ami Ernest Léveillé (1841-1913) , qui travailla dans l'esprit de son maître avant de lui succéder en 1888. Une fois seul, Léveillé, continuera à travailler dans le style de Rousseau, tout en l'adaptant à l'esprit « fin de siècle ».


Après 1900 Léveillé reprendra la Maison TOY à Paris, au 10 rue de la Paix, où il créera, à côté de sa production personnelle, des services en verres blancs ou teintés, gravés à plusieurs couches, portant la marque TOY & LEVEILLE.
Peu après la Maison sera absorbée par l'entreprise HARAUT-GUIGNARD (Janine Bloch-Dermant).

 

Bibliographie

Revues :
De Liesville, (A.-R.), « Les Industries d'Art au Champ de Mars, IV-2 Verrerie », dans L'Art Moderne à l'Exposition de 1878, Publication de la Gazette des Beaux-Arts, Paris, 1879, pp. 432.
Rosenthal, (L.), « La Renaissance de la Verrerie Française au XIXe siècle », dans la Gazette des Beaux-Arts, T XV, Paris, 1927, pp. 51 à 64.

Catalogues d'Exposition :
Catalogue général officiel de l'exposition universelle de 1889, vol. III, Paris, 1889, Groupe III, classe 19, p.1 n° 2 et p. 2, n° 55.
Catalogue officiel de l'exposition universelle de 1878, t. II, Paris, 1878, Groupe III, classe 19, p. 154, n° 38 et p. 156, n° 18.

Livres :
Bloch-Dermant, (J.), L'Art du Verre en France, 1860-1914, Paris, 1974, pp. 33-35 et pp. 40-43.
Cappa, (G.), Le Génie Verrier de l'Europe, Témoignages, De l'Historicisme à la Modernité (1840-1998), Sprimont- Belgique, 1998, pp. 370-376, fig. 643, 644 et 645.
Delaborde, (Y.), Le Verre, Art et Design-XIXe-XXIe siècles, v. 2, Courbevoie (Paris), 2011, p. 190, fig. p. 190 et pp. 256-259, fig. pp. 247, 257 et 258.
Ennès, (P.), Histoire du Verre, Au Carrefour de l'Art et de l'Industrie, Le XIXe siècle, Paris, 2006, pp. 190-195, fig. p. 192.
Lambourne, (L.), Japonisme, Echanges culturels entre le Japon et l'Occident, Paris, 2006, p. 79
Wishmann, (S.), Japonisme, Paris, 1982, pp. 9, 46, 304-307, fig. 851, 864 et 871.