Ref. : 3449-10

 

Vase Ballustre Japonisant « Oie et Pavots ».
Eugène Michel (att. à) - L'Escalier de Cristal_

 

Origine

France, circa 1880

: 27.3 cm / 10.7 in.
L : 12,8 cm / 5 in.
P : 11,7 cm / 4.6 in.

 

Description

N° 106
Vase ballustre en cristal incolore massif à décor tournant japonisant en taille-gravure d'une oie et de fleurs de pavot. Monture historiciste de style Louis XV en bronze doré. Décor par Eugène Michel (att.) pour l’Escalier de Cristal - Paris.

Signature
Signature : « Escalier de Cristal  /  Paris » gravé au pontil.

 

 

 

 

 

 

1

Notes

Fondée en 1804 la maison l'Escalier de Cristal était spécialisée dans la vente d'articles de luxe qu'elle faisait spécialement fabriquer par des maisons extérieures et finir dans ses propres ateliers. Son nom lui vient des balustres en cristal qui ornaient l'escalier reliant entre eux les différents étages du magasin.

Les verreries étaient soit réalisées dans ses propres ateliers à partir de "blancs" venant de la cristallerie de Clichy et de Baccarat soit commandées, pour quelques modèles exclusifs, à des artistes ou des artisans renommés tels qu'Eugène Rousseau, Émile Gallé, Ernest Léveillé, Eugène Michel...


 



En savoir plus ...

Biographie

A l'Escalier de cristal (1804-1923), maison de luxe française.

Fondé en 1804 par Madame veuve Desarnaud (née Marie-Jeanne-Rosalie Charpentier) la maison à L'Escalier de Cristal fut une des premières à proposer à Paris des objets de grand luxe tels que des pendules, candélabres et vases d'ornement associant le cristal taillé et le bronze doré. En 1819 lors de l'Exposition des produits de l'industrie française, la qualité des pièces, un lavabo en cristal destiné à la princesse d'Étrurie et une table de toilette à la Reine d'Espagne qu'elle présentait lui valurent une Médaille d'Or.
Vers 1830 la maison fut reprise par Boin, puis v. 1840 par Pierre-Isidore Lahoche (1805-1892). La maison connait alors une très grande notoriété.

En 1852, ce dernier s'associera avec son gendre Émile-Augustin Pannier (1828-1892) qui en deviendra seul responsable entre 1864 et 1866.
En 1873 il agrandira la boutique en déménageant à l'angle des rues Scribe et Auber.
C'est vers 1885 que ses fils Georges (1853-1944) et Henry (?-1935) au plus fort de la vague japonisante prendront l'initiative de présenter des objets et des meubles de « style sino-japonais ». Pour cela, ils vont faire appel aux meilleurs artistes ou artisans de leur époque tels que Baccarat, Édouard Lièvre, Gabriel Viardot, Louis Majorelle, Eugène Rousseau, Eugène Michel ou encore Émile Gallé qui pour cette maison fourniront quelques-unes de leurs plus belles réalisations.

Jusqu'en 1923 , date de la fermeture définitive du magasin, à l'Escalier de Cristal remportera de multiples récompenses et médailles aux Expositions nationales, internationales et aux Expositions Universelles (1851, 1853, 1855, 1862, 1867, 1878, 1900...).


 

Bibliographie

Revue :
Thiébaut, (P.), « Contribution à une histoire du mobilier japonisant : les créations de l'Escalier de Cristal », dans Revue de l'Art, n° 85, Paris, 1989, pp. 76-83.

Livres :
Cappa, (G.), Le Génie Verrier de l'Europe, Témoignages, De l'Historicisme à la Modernité (1840-1998), Sprimont-Belgique, 1998, pp. 163, 170-187, 357, 370-376.
Ennès, (P.), Histoire du Verre, Au Carrefour de l'Art et de l'Industrie, Le XIXe siècle, Paris, 2006.
Lambourne, (L.), Japonisme, Echanges culturels entre le Japon et l'Occident, Paris, 2007.
Sautot, (D.), Baccarat, une histoire, 1764..., Edition de Baccarat, France, 1993.
Wichmann, (S.), Japonisme, Paris, 1982.