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Ferdinand BARBEDIENNE (1810-1892)
Paire de Chandeliers
Ref. : 2632-8
Origine
Paris, vers 1880.
H : 45.5 cm / 17.9 in. L : 32.5 cm / 12.8 in.
Description
N° 20 Une Paire de Chandeliers « aux aigles » en bronze doré.
Signature
Signature gravée du fabricant F. BARBEDIENNE Signature monogramme du ciseleur
Notes
Bien que très inspirés du style Néo-Classique, ces chandeliers ne sont pas une copie d'un modèle de cette époque mais constituent une pure création de leur temps.
Biographie
Ferdinand Barbedienne (1810-1892) fondeur, fabricant et éditeur. C'est en 1838 qu'il commença ses activités de fondeur, en association avec Achille Collas (1795-1859), inventeur d'un procédé pour la réduction mathématique de la sculpture. Principal fabricant français de bronzes d'Art du XIXe siècle, BARBEDIENNE réalisa des fontes de sculptures anciennes et modernes ainsi que des bronzes originaux, pour l'ameublement et la décoration, dessinés par ses ateliers.
Sous la raison sociale de la SOCIETE F. BARBEDIENNE et A. COLLAS, leur maison se spécialisa dans les reproductions d'après l'Antique et mit au point de nouveaux procédés chimiques pour colorer et patiner les bronzes. De 1860 jusqu'à sa mort en 1892 Ferdinand Barbedienne présida seul aux destinées de la Maison devenue F. BARBEDIENNE et Cie.
Présente à toutes les grandes Expositions Universelles du XIXe siècle la Maison BARBEDIENNE accumulera les récompenses telles que : - Londres, 1851, deux Grandes Médailles (Council Medals), - Paris, 1855, une Grande Médaille d'Honneur et onze Médailles de Coopérateurs. - Londres, 1862, trois Médailles pour Excellence. - Paris, 1867 Hors Concours. - Vienne, 1873, deux Diplômes d'Honneur, la Médaille du Progrès et 25 Médailles de Collaborateurs. - Paris, 1878, Grand Prix, Grande Médaille d'Or, Diplôme d'Honneur et 28 Médailles de Collaborateurs...
Les succès rencontrés par la Maison BARBEDIENNE dans les Expositions Internationales lui valurent de nombreuses commandes officielles, tels que : la fourniture entre 1850 et 1854 du mobilier de style Renaissance de l'Hôtel de Ville de Paris, celle après 1855 des bronzes d'ameublement de la Maison Pompéienne du Prince Jérôme Napoléon avenue Montaigne ainsi que la fourniture de nombreux bronzes d'Art et d'ameublement aux différentes résidences impériales, dont quatre girandoles de style Louis XVI en bronze doré, livrées à Compiègne en 1863...
Bibliographie
Catalogue d'exposition : L'Art en France sous le Second Empire, Paris/Grand Palais, 1979, p. 163
Revues : Luchet, (A.), « Courrier de L'Exposition internationale. M. Barbedienne », dans Le Monde Illustré, t. XI, Paris, 1862, pp. 92-94
Rionnet, (F.), « Barbedienne ou la fortune de la sculpture au XIXe siècle » dans Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art Français, Paris, Année 2001, pp. 301-323
Livre : Meyer, (J.), Great Exhibitions, London-New York-Paris-Philadephia, 1851-1900, Antique Collectors'club, Woolbridge-UK, 2006, pp. 17, 95, 97, 100, 107, 125, 135, 138, 141, 169, 177, 197, 199, 254, 260 et 276 |